Par Joie Des Mots
Licencié en philosophie, nécrophile
et cannibale, ce sergent de l'Armée Française (1824-1850) a été condamné pour avoir exhumé une centaine de cadavres pour pratiquer sur eux des plaisirs inavouables. Il serait suicidé
peu de temps après sa libération, bien qu'il ait été un détenu exemplaire.
Son explication à son médecin est édifiante "j’éprouvais autant, je puis dire plus de plaisir en mutilant le cadavre après l’avoir violé, qu’en me livrant sur celui-ci à toutes
sortes de profanations. Oui ! La monomanie destructive a toujours été plus forte en moi que la monomanie érotique, c’est incontestable, et je crois que je ne me serais jamais exposé pour violer
un cadavre si je n’eusse pu le détruire après."
Timide et complexé, il disait ne pas réussir à aborder une femme de son vivant, la solution toute trouvée était d'assouvir ses pulsions sexuelles avec des femmes fraîchement enterrées
(!).
La sévérité de sa punition est, aujourd'hui, dérangeante, puisque la cour martiale l'a condamné à la peine maximale d'emprisonnement de l'époque c'est à dire un an de prison, pas
pour profanation des morts, puisque l'abus sexuel n'a lieu que sur personne non-consentante (!), mais pour violation de sépultures et dégradations des biens de l'état.
Son histoire a inspiré plus d'un auteur l'américain Guy Endore qui a publié Le Loup-Garou de Paris et qui a été transposé au cinéma par Terence Fisher La nuit du Loup-garou ; ainsi
naissent les contes de fée, pardon d'horreur.
Pour éviter ce genre d'actes, les égyptiens anciens laissaient les corps des morts "mûrir" avant de les enterrer.
Si on ne peut plus être tranquille dans son repos éternel...
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