Par Joie Des Mots
Bienheureux qui possède encor l’humble maison
Construite par l’aïeul, en bonne pierre grise,
Dans les arbres, au bord de l’eau, près de l’église,
Qui contente à la fois son cœur et sa raison!
Heureux qui de son seuil voit passer la saison,
Qui s’assied où sa mère autrefois s’est assise.
Qui dort dans le vieux lit de son père, à sa guise,
Qui garde la coutume et l’ancienne façon !
Sous le toit paternel le souvenir habite.
L’âme des parents morts dans les chambres palpite,
Des générations y viennent s’émouvoir;
Le cortège infini des ancêtres défile
En silence, de pièce en pièce, chaque soir…
- Il n’est point de passé dans les maisons de ville.
Alphonse Beauregard, poète Quebecois.
J'ai la chance de vivre dans la maison de mes aïeules ...
Les maisons abandonnées me font toujours de la peine, je les
regarde, quand je passe devant et je caresse les âmes de ceux qui
y vécurent.
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