Par Joie Des Mots
Profitant du chaos institutionnel, Macron pourrait démissionner et se représenter !
Il pourrait très bien invoquer la raison d’État et le retour à la stabilité institutionnelle.
Et il n’y aurait rien d’illégal à cela, le Conseil d’État ayant tranché cette question en 2022, lors de l’élection du président de la Polynésie française.
La limitation de l’exercice du pouvoir présidentiel fixée par la Constitution à deux mandats consécutifs de cinq ans, s’entend pour deux mandats complets, donc sur une durée de 10 ans. Si le deuxième mandat n’est pas exercé dans sa totalité, un président démissionnaire peut très bien se représenter. Dès lors qu’il n’a pas été destitué, rien ne s’y oppose.
Le machiavélisme de Macron n’est plus à démontrer et depuis l’affaire Benalla, chacun sait que notre Président est capable de tout, y compris le pire, pour conserver le pouvoir.
L’épisode de la dissolution ratée en est la preuve. Il a renversé la table en croyant pouvoir s’assurer une majorité. Mauvaise pioche.
En 2022, le gouvernement avait saisi le Conseil d’État pour savoir si le président de la Polynésie française pouvait se représenter pour un troisième mandat, étant donné qu’il n’avait pu exercer ses deux mandats en totalité. Voici la réponse du Conseil d’État :
“Il s’en déduit que la disposition s’entend comme limitant à deux mandats successifs de cinq ans complets l’exercice de la présidence de la Polynésie et qu’une personne ayant exercé deux mandats successifs, dont l’un est inférieur à cinq années, peut légalement briguer un troisième mandat.”
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