Par Joie Des Mots
Le progrès des connaissances ne sert plus, en premier lieu, à faire reculer la souffrance, la maladie et la mort, mais à permettre aux entreprises de spéculer et d’amasser des fortunes au bénéfice de moins de 1 % de la population. Il y a dissociation entre les conquêtes technologiques et les élévations comportementales des hommes. La cupidité mène sa danse délétère sur la planète entière gommant les civilisations, les particularismes, les idées et les vertus. Nos médias relatent quotidiennement les scandales financiers, les turpitudes, les délits imputés aux oligarques et à leurs commis dans la politique. Or, la vérité est pire que l’écume des affaires. Le Système est corrompu et repose sur cette injonction absolu : faire du profit. Alors, l’intelligence des hommes se met au service de cette injonction et se détourne des buts initiaux du progrès, à savoir, améliorer la condition humaine et combattre le mal. Le rôle des États devrait être la garantie de l’intérêt général et l’orientation de la recherche vers la guerre faite à la souffrance et aux malheurs. Mais les États sont aux mains des libéraux, donc des intérêts très privés.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article38217
Alors, le vrai progrès est en panne et si la médecine gagne quelques batailles, elle perdra encore longtemps la guerre, la pauvreté sévira "parce que les pauvres ne se responsabilisent pas", les humains auront besoin de se droguer pour tenir debout dans un monde dépourvu de sens et la terre deviendra une vaste décharge empoisonnée et hostile aux formes de vies qu’elle avait enfantées. Ami Hugo, reviens : ils ont perdu la tête.

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