Par Joie Des Mots
« En raison du contexte » : ces quelques mots ont fait de notre vie un enfer, ces dernières années. Des contextes, il y en a pour tout, des pénuries de moutarde à l’obligation du port du masque, des grèves de RER aux « incivilités », vocable pudique du francocide à grande échelle voulu par des hôtes qui nous haïssent. Bref, on a bien compris que le monde dans lequel nous vivions nous laissait assez peu de chances d’espérer. On a beau savoir, avec Bernanos, que « la plus haute forme d’espérance est le désespoir surmonté », il faut bien reconnaître, en ce mois novembre qui, malgré le « contexte » (climatique cette fois), tient ses promesses de grisaille, que la pluie se marie assez bien avec le regard désabusé et inquiet que nous jetons sur l’atroce guerre entre Israël et la Palestine. C’est le dernier « contexte » à la mode - celui qui explique et essaie même de justifier (jusque sur le service public) les pogroms, les viols, les bébés cuits au four et, jusque chez nous, les étoiles de David dessinées sur les murs des logements juifs, comme naguère les « noun » peints par Daech sur les maisons des chrétiens du Levant.
Nos adversaires, eux, ont bien compris de quoi il était question. Philippe de Villiers le rappelait, le 27 octobre, dans son émission sur CNews. Il convenait du fait que, si rien ne se produisait en France, la bataille civilisationnelle était perdue. L’homme politique français n’a jamais cessé de le répéter : quand Jeanne d’Arc dit que « les soldats batailleront et Dieu donnera la victoire », cela veut bien dire qu’il n’y aura pas de victoire si les soldats ne livrent pas bataille.
Si la léthargie du peuple se poursuit, la France continuera de chuter jusqu’à devenir ce pays sale, anomique et dangereux qu’elle est déjà en de nombreux endroits.
https://www.bvoltaire.fr/donnez-moi-mille-hommes-une-lecon-desperance-signee-philippe-de-villiers/

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