« Le mépris des hommes est souvent la marque d’un cœur vulgaire » (Albert Camus).
Qu’il vous suffise de savoir qu’il était peuplé de « Cellezéceux », un peuple étrange divisé en diverses ethnies qui se chamaillaient entre elles, pour le plus grand bonheur de son souverain qui ne se maintenait au pouvoir que grâce à ces querelles tribales. Mon aïeul a laissé des notes manuscrites sur le règne – ô combien calamiteux ! – du dit souverain, le marquis Emmanuel de Morveux d’Enarque, un jeune homme au regard halluciné. En réalité, cet homme était marquis comme je suis archevêque. En fait, Il avait épousé une vieille gourgandine dont la famille fit fortune dans la fève de cacao et tenait boutique au Touké.
Le marquis était donc un parvenu vaniteux, porté au pouvoir par un banquier apatride, fils de Canaan. Il avait succédé à une lignée de bons à rien, aigrefins, brigands et autres gibiers de potence. Les plus connus, parce que les pires, furent le comte Fiscard de Chamalières, un coureur de jupons, un dépravé et qui jouait de d’accordéon pour faire populo ; François de Jarnac, baron de Latché et de l’Observatoire, aussi machiavélique que manipulateur ; Jacques Chiraclure, seigneur d’Ussel, fainéant pis qu’une couleuvre et encore plus menteur qu’un arracheur de dents ; Nicolas Sarkozizi, un bouffon sautillant ; François le Mou, seigneur de Tulle, un porcelet sudoripare, obsédé par son bas-ventre au point de sortir nuitamment de son palais pour aller culbuter quelques ribaudes. https://ripostelaique.com/les-voeux-du-marquis-de-morveux-denarque.html