Par Joie Des Mots
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La solitude est le juste miroir.
L'univers entier et ses milliards d'objets célestes ; tous ne sont que solitude.
S'il y a celle des confins, il y a aussi celle de la table sur laquelle n'est posée qu'une seule assiette.
Cette solitude après le deuil, cette solitude où tout devient fantôme de présence, insomnies hantées par l'absent, par l'abandon, par la peur bleue du vide. Une seule assiette sur la toile cirée qui brille et la radio en fond.
J'ai cette chance depuis toujours, d'être aimé par elle, la solitude, j'ai cette chance de l'aimer en retour.
J'ai cette chance de la vivre comme un petit bonheur qui se répète, ricochet sans fin qui aime le silence, le jour qui décline et l'espace qu'il dessine au-delà. Une idéale distance que cette distance, une percée où le nid des pensées a son abri...
Je ne pourrais pas vivre sans une dose d'intense solitude.
Comme je ne pourrais pas vivre sans retrouver l'onde, le parfum, les mots, les bras de qui est souhaité pour venir la rompre ; pain blanc de la solitude rompue, partagée enfin. Ce moment il ressemble au feu qu'on allume avant de s'endormir en pleine nature.
Ce moment à vivre au bout d'une journée de marche merveilleusement épuisante.
Marcher et s'endormir dans le froid près d'un feu. Loin du monde... faire son Sylvain Tesson.
jacques dor
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