Par Joie Des Mots
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Depuis samedi, le monde s’exclame à l’unisson sur la beauté retrouvée de Notre-Dame de Paris.
Que la forêt qui soutient la toiture ait repris vie … gratitude.
Par contre la foule est émerveillée par la lumière de ces pierres blanches remises à neuf, alors qu’à l’origine, tout était peint de couleurs vives.
Moi je regrette que l’intérieur ait perdu de son intimité, la patine du temps et des odeurs d’encens de tant de siècles.
Je préfère de beaucoup la sévérité de la cathédrale de Nantes, dont la forêt a brûlé aussi, mais sans abimer l’intérieur. Ses colonnes élancées et patinées qui montent vers un ciel dont nous rêvons mais dont nous ignorons tout.
Je vis dans la maison qui est dans ma famille depuis 1835, mes grands parents avaient fait des gros travaux en 1923, avant c’était une maison de viticulteur, genre ferme. Quand j’y suis arrivée, j’ai fait aussi des travaux que je jugeais indispensables, cacher le vieillot, faire « moderne » … mais comme je regrette souvent les vieux volets en fer, les murs de travers, les briques qui entouraient la porte, les vieux carrelages …
Imaginez un peu les façades de Venise toutes refaites à neuf ?
Regardez cette photo comme son côté abimé donne de la beauté à cette grande pièce, imaginez là, un instant toute repeinte et meublée Ikéa ?
Nous sommes obligés d’accepter notre vieillissement mais pourquoi tout, autour de nous, à tous les niveaux devrait être neuf et parfait alors que quand il faut se référer à la beauté nous sommes obligés de regarder l’autrefois … notre contemporain parfait est si laid.
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