Gilles-William Goldnaldel : « Le wokisme est un hôpital psychiatrique à ciel ouvert »
Après son best-seller Journal de guerre, le plus médiatique des avocats parisiens publie Journal d'un prisonnier (toujours chez Fayard), déjà à la deuxième place des meilleures ventes selon l'éditeur. Un pastiche dans lequel il imagine la France aux mains des progressistes radicaux.
Valeurs actuelles. Les lecteurs vous connaissent pour vos essais incisifs sur la société et l’actualité. Cette fois, vous publiez une fiction, mêlant à la fois pastiche et réflexions sur les dérives du progressisme. Pourquoi avoir pris ce risque ?
Gilles-William Goldnadel.La fiction m’est apparue comme une évidence après des années à écrire des essais. J’ai beaucoup écrit sur l’antisémitisme d’extrême gauche, le racisme anti-Blanc, et j’avais le sentiment d’avoir fait le tour de ces sujets sous forme analytique. Ce roman est en réalité un dispositif à double détente : le lecteur suit avec amusement les tribulations de Ghislain Gronadel, un personnage prisonnier du “camp du Bien”, qui tente de s’en sortir tant bien que mal, quitte à composer avec ses geôliers. Mais derrière cette trame narrative se cache une anatomie précise des dérives contemporaines : l’idéologie woke, l’anti-occidentalisme et l’anti-masculinisme… J’ai choisi le pastiche car c’est l’arme la plus efficace pour démonter ces mécanismes. Le rire permet de faire passer des idées sans être pontifiant. Et puis, à mes yeux, le wokisme est devenu une sorte d’hôpital psychiatrique à ciel ouvert — quoi de mieux que l’humour pour le mettre en lumière ? https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/gilles-william-goldnaldel-le-wokisme-est-un-hopital-psychiatrique-a-ciel-ouvert