Par Joie Des Mots
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« Leurs enfants deviennent tous pédés/Sous propagande LGBT/Entre muslim et peuple gay/Le Français cherche l’identité. »
La nouvelle chanson de Damien Saez, Anti communautaire, a attiré l’attention de Marguerite Stern, coauteur de Transmania avec Dora Moutot.
Saez serait-il devenu politiquement incorrect ? Identitaire, même ? Ce serait une révolution, car Damien Saez, c’est d’abord la chanson Fils de France. Sortie le 22 avril 2002, elle était devenue immédiatement l’hymne quasi officiel des manifestations contre Le Pen. Écrit en une nuit, le texte était faiblard mais valait brevet d’antifascisme en or massif ad vitam aeternam.
Trois ans plus tard, dans Anti communautaire, certaines paroles vont contre l’air du temps. Celles citées ci-dessus. Ou celles-là : « Moi, j'dis qu'Mozart est dieu, tu vois/Et que ton rap à bobos, c'est quoi ?/Des Blancs suceurs de banlieusards/Des p'tits babtous qui rêvent d'être noirs. » En fait, Saez envoie tout le monde aux pelotes : « J'aime pas les Noirs, j'aime pas les Blancs/Les cathos ou les musulmans. » Soit sincérité, soit façon d’éviter l’accusation d’islamophobie ou d’homophobie. « J'aime pas les CRS SS/J’aime pas les mosquées, ni la messe. ». Noyé, le poisson.
Le procédé n’est pas neuf, Saez l’avait utilisé dans Burka (2019). Comme si la burka avait à voir avec les cathos ! Même présentation truquée dans Anti communautaire : « Paraît qu'il faut être fier d'être gay/Être fier d'être Blanc, être fier d'être Noir » - alors que les Blancs doivent sans cesse s’excuser de leur histoire et de leur culture, et que le racisme à leur égard n'est pas reconnu.
https://www.bvoltaire.fr/chanson-damien-saez-decrit-une-jeunesse-coincee-entre-muslim-et-peuple-gay/
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