Par Joie Des Mots
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Bismarck a dit : “Alors on songe aux grandes villes disparues de la scène du monde : Tyr et Babylone, Thèbes et Sparte, Carthage et Troie. Et cela parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et aux casse-cous, aura cessé d'être française pour devenir républicaine.”
J’entends parfois dans la bouche de gens très assurés qu’il faudrait avant tout restaurer une république forte, sûre de ses institutions, servie par d’inflexibles cerveaux, surveillée par de scrupuleux comptables, sécurisée par d’incorruptibles prétoriens. Allons bon. Ne manquerait plus que Charlton Heston en empereur aux dents blanches.
A-t-on vraiment besoin d’une république lorsque l’on a perdu la France ?
Bien sûr que non.
Une république dument épurée et rénovée serait, éventuellement, l’étape très consensuelle d’une patrie rétablie dans son histoire, ses frontières, sa spiritualité et son homogénéité culturelle.
À vrai dire, la république ne remplacera jamais la nation.
Ce qui est indispensable, bien sûr, c’est cette France bannie et oubliée, car elle seule peut assurer et garantir sa propre sauvegarde.
Elle est l’objectif premier, et le moyen unique de rejoindre cet objectif car elle ne souffre naturellement aucune approximation, aucun compromis.
Ce faisant, la restaurer dans toutes ses dimensions, ce serait déjà lui garantir un avenir politique, quelles qu’en soient la forme première et l’intention dernière.
Bismarck avait tellement raison.
Il faut combattre d’abord pour la France,
ensuite pour la nation
et enfin, le cas échéant, pour la “république”.
J.-M. M.
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