Par Joie Des Mots
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Blog de Ivan Rioufol
La pape François, mort à 88 ans en ce lundi de Pâques, s’est laissé prendre au piège de l’idéologie « antiraciste », qu’Alain Finkielkraut avait décrit comme « le nouveau communisme du XXI e siècle ». Il suffit de lire, ce mardi matin, les dithyrambes de la presse de gauche pour se convaincre du militantisme progressiste qui fut celui du Saint Père. « Le pape humaniste », titre La Marseillaise. L’Humanité salue sa mémoire « au nom de la paix, des migrants et du Saint Esprit ». Le Parisien voit en lui « Le pape du peuple ». François est notamment salué pour ses combats contre le réchauffement climatique et pour l’immigration musulmane. Jean-Paul II, en 2003, avait invité l’Eglise à avoir « un juste rapport avec l’islam », en ayant en tête les « divergences notables » entre les deux civilisations. Pour sa part, à peine élu en mars 2013, François s’était rendu à Lampedusa, ile italienne débordée par les arrivées clandestines, pour y saluer « les chers immigrés musulmans ». En 2016, il revenait de l’ile de Lesbos avec trois familles musulmanes, en laissant sur place des familles chrétiennes désireuses de le suivre. En visite à Marseille, il avait louangé l’idéal d’une ville multiculturelle ouverte à la diversité bénie. Bref, au-delà du message chrétien sur la charité et l’accueil, François aura illustré jusqu’à l’absurde la pente suicidaire que porte en lui le christianisme dans sa modernité, en confondant les Dix Commandements et la religion des droits de l’homme. Marcel Gauchet avait prévenu : « Le christianisme est la religion de la sortie de la religion ».
L’ostensible humilité de ce Pape autoritaire n’est pas sans rappeler le moralisme porté en sautoir par les idéologues du camp du Bien : ils sont persuadés de détenir la vérité au point de ne pas supporter la discussion.
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