Tout se passe comme si l’islam et l’islamisme étaient deux entités distinctes et antinomiques, étrangères l’une à l’autre. La belle et la bête, Dr Jeckyll et Mister Hyde.
L’islam a une personnalité multiple, un mutant qui change de carapace en fonction des circonstances.
Rien de tel pour donner une image apaisante et inoffensive de l’islam, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession.
L’islamisme est ce monstre qui terrorise et effraie, ultra-violent et conquérant.
Il n’est pas l’islam, il est l’ennemi de l’islam, il le dévoie et le transgresse disent les musulmans modérés et leurs idiots utiles, sans expliquer en quoi il n’est pas l’islam et ce qui les différencie.
L’islamisme n’est pas plus une doctrine prônant l’islam comme idéologie politique que l’islam n’est une religion qui se cantonne à la seule sphère cultuelle.
Les deux font la paire. L’islam est l’islamisme en isme, il est sa racine et son verni de respectabilité.
Selon les pas d’amalgamistes d’opérette, l’islam est la première victime de l’islamisme et chaque attentat terroriste est un coup de poignard dans le dos de l’islam.
Rien que pour cela, les morts de Nice et du Bataclan sont les victimes collatérales de la guerre de l’islamisme à l’islam.