Par Joie Des Mots
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Le plus décourageant,
quand on navigue à bicyclette dans les campagnes venteuses,
est d'assister à la ligue de la nature entière contre soi.
Tous les éléments du paysage suivent le ballet du vent.
Les arbres se ploient,
les herbes se froissent,
les blés se couchent,
les poussières volent,
les oiseaux ne luttent plus et se laissent emporter,
les fumées se tirent en italiques,
toute la campagne se penche et sois seul,
pauvre scarabée obstiné,
on s'échine à contre-courant.
Sylvain Tesson
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