Par Joie Des Mots
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Fait un petit saut à Verdun cette semaine.
Je n’y étais pas allé depuis mon service militaire, il y a donc plus de 40 ans. Arrivée devant l’Ossuaire de Douaumont avec son immense champ de croix blanches…
Difficile de garder les yeux secs, je suis content d’être seul.
Court arrêt à la tranchée des baïonnettes : Il reste cinq malheureux petits bouts de ferraille à peine visibles fichés dans du ciment. Ils n’auraient pas pu recouvrir cette tranchée d’un ouvrage léger plutôt que de ces dalles de béton ? Promenade sur le Fort de Douaumont, attention aux tiges de fer tordues qui sortent partout de l’herbe, et quelques pas dans les bois alentour… C’est bien ce qu’on raconte : Que des trous et des bosses à perte de vue ! Pas un m2 qui soit plat, après 90 ans de pluie et de neige ! Quand-même, ils l’ont drôlement défendu le pays les anciens !
La terre est glaiseuse, glissante, il faudrait des bottes. Dans quel état ils devaient être ! A part ça il n’y avait pas un chat. J’ai vu deux femmes devant l’ossuaire et quatre clients dans le bistrot où je suis allé manger un sandwich. On était jeudi. Peut-être le week end ?
Baladé le soir dans la ville. Passé au pied de l’immense escalier avec en haut le monument à la gloire des combattants. Je le reconnais à peine tellement il est bien nettoyé et éclairé.
Des jeunes sont assis sur les marches, ils parlent fort, quelqu’un crie Haziz… et je ne sais quoi. Sans doute le descendant d’un de ces tirailleurs Marocains qui ont combattu ici ?
Sur la route du retour arrêt au hasard dans un petit cimetière militaire. Je compte à peu près 40 rangées de 60 croix, soit 2400 tombes. Au milieu, au pied du mât du drapeau, il y a un pot de fleurs, nous sommes 5 jours après le 11 novembre.
Dans tout le cimetière j’ai vu 3 fleurs fraîches et 3 ou 4 autres en plastique.
Konk
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