Par Joie Des Mots
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Nous descendons la première falaise
sur une rampe naturelle de rochers éboulés
avec l'impression d'aller aux enfers.
Et le sentiment de commettre un forfait.
N'est-il pas interdit par la loi naturelle
de marcher sur le tapis de coquillages
où valsaient les poissons
il y a trente ans encore ?
On ne devrait jamais voir le fond d'une mer,
ni jamais avoir le droit de soulever le voile
qui recouvre son socle.
Ni s'émerveiller devant un horizon révélé par un drame.
Car c'est au meurtre de la mer
qu'on doit de contempler ce nouveau paysage.
Sylvain Tesson
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