Par Joie Des Mots
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D’instinct et sans pouvoir encore le théoriser, je perçois la culture rock et la mythologie du rebelle qui l’accompagne à travers la figure d’un James Dean comme une entreprise d’abrutissement collectif, ou plus exactement de captation et de détournement de l’énergie vitale propre à la jeunesse.
Et c’est bien là l’objectif : convertir la rage improductive de l’adolescent œdipien en une “attitude” directement exploitable par le marché et, ruse suprême, faire en sorte que les jeunes vivent leur soumission au nouvel ordre marchand non comme une aliénation mais au contraire comme la modalité socialement la plus valorisante d’une “révolte” sans concession.
Cette lobotomisation via la sous-culture américaine me répugne.
Patrick Buisson
Blog Infanteriesauvage.Tumblr
Je suis de l’époque où le rock a envahi nos radios et j’avoue ne jamais avoir senti cela comme une révolte mais comme une musique qui donnait envie de bouger, de danser.
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Quand j’entends la musique d’aujourd’hui, si on peu encore appeler ça musique, ce son est une drogue malfaisante.
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