Par Joie Des Mots
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Thierry Ardisson a cru bien dire : « Gaza, c’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire » (10 mai, France2). L’homme de télévision, baromètre de l’air du temps, réagissait au témoignage d’un médecin humanitaire comparant le sort des enfants gazaouis à ceux des camps de la mort. Sur le plateau de Léa Salamé, l’outrance n’a pas été relevée. La séquence, pré-enregistrée, n’a pas été coupée.
Pour la pensée mondaine, qui tient salon sur la chaîne publique, rien n’est plus banal que de nazifier la démocratie israélienne !!!
La caste snobinarde n’a d’obsession que de marquer sa distance avec ces ploucs qui pestent contre l’insécurité, l’immigration, l’islam radical.
En mai, le festival de Cannes a mis en scène la platitude satisfaite des privilégiés. La présidente du jury, Juliette Binoche, a inauguré le raout la tête à moitié couverte d’un voile Dior, en déplorant le réchauffement climatique. Mathieu Kassovitz a dit : « Il n’y a plus de Français de souche et j’espère qu’on pourra continuer à se mélanger ». Ainsi parle l’intelligence artificielle du show-biz, de la presse vertueuse, des philosophes de coquetèles.
Cette gauche prétentieuse est vide.
Alain Finkielkraut en a fait l’aveu (FigaroTV, 15 mai) : « C’était glorieux d’être de gauche ; cela devient presque insultant (…) Je veux bien me dire de droite, cela ne me dérange pas ». Le vent tourne, vous dis-je.
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