Par Joie Des Mots
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Le retour du soleil invaincu :
ode au solstice d’été (Sol Invictus)
21 juin. Le soleil s’élève lentement à l’est, entre ciel et pierre, comme s’il jaillissait de la terre même.
Le solstice d’été est là, sommet du cycle solaire, instant suspendu où la lumière triomphe enfin de l’ombre.
A Stonehenge comme sur les hauteurs du Massif armoricain ou dans les forêts sacrées des Gaules, c’est un moment de magie païenne, de mémoire vive, d’espérance à visage d’homme.
Le solstice est plus qu’une donnée astronomique. C’est une respiration cosmique. Un seuil. Une porte. Le « point culminant du cycle agraire », le sommet de la roue de l’année.
Il était fêté par nos ancêtres avec des feux dressés sur les collines, des couronnes de fleurs suspendues aux mâts, des danses et des sauts désespérés par-dessus les flammes.
Le soleil, pour les Celtes, n’était pas un dieu à adorer, mais une présence sacrée, une force de vie.
Il était porté par plusieurs visages : Bélénos, à l’éclat radieux, fêté à Beltaine ; Lug, le polytechnicien, héros lumineux de la connaissance et de la guérison ; Taranis, maître de la foudre, du Feu du ciel. Et à chaque tournant du monde, un rite.
Le feu du solstice, ce n’était pas une simple flambée de branchages. C’était un acte sacré. Une architecture éphémère, en forme de meule ou de roue, mêlant bois du chêne et guirlandes de feuillage, dressée vers les cieux. On y couronnait l’élan vital de la jeunesse. Parfois, par des gestes rudes à nos yeux désensibilisés, un animal était lié à la cime du feu, offrande instinctive à l’élément qui purifie et transforme.
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