L’idée de proclamer, dès septembre prochain, un État palestinien est présentée par ses promoteurs comme un geste de paix. En réalité, c’est l’exact contraire : un geste à haut risque, porteur d’instabilité régionale et de souffrances humaines. Un tel acte ne relèverait pas seulement de la naïveté politique : il pourrait constituer les prémices d’un nouveau crime contre l’humanité. Car il ne s’agit pas d’un simple “ajustement diplomatique”, mais de l’officialisation d’une entité qui, depuis des décennies, a fait de la haine d’Israël et de la négation de son droit à exister un pilier idéologique.
L’argument central avancé par les partisans de cet État repose sur l’existence d’un “peuple palestinien”. Or, l’examen rigoureux de l’histoire montre qu’aucune entité politique ou nationale “palestinienne” n’a jamais existé avant le XXᵉ siècle, et que l’usage même du terme “Palestine” désignait jusqu’en 1948 une région géographique sous souveraineté étrangère (ottomane, puis britannique), sans cadre national propre.