Par Joie Des Mots
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« Nous ne laisserons pas un concurrent nous déstabiliser »,
Vincent Mellet (Perdant du sévice public !!!)
Dès lors, le patron de l'entreprise publique a franchi le Rubicon qui sépare les habituelles piques entre dirigeants de médias concurrents de l’attaque frontale à la dignité de la totalité des journalistes du groupe Canal+. Pas d’amalgame, comme on dit !
La réplique était prévisible, elle ne s’est pas fait attendre et Pascal Praud, ce lundi matin, a la lunette et le propos saignants.
Dans son billet éditorial de 9h05, sur CNews et Europe 1, il attaque l'interview « lunaire » d’un « apparatchik du service public que personne ne connaissait avant-hier », clouant au pilori « un dirigeant aux abois qui perd ses nerfs ». L’occasion est belle : « Vous avez un dirigeant du service public payé par nos impôts qui attaque directement CNews, un de ses concurrents, en disant "C'est nos pires adversaires" », s'indigne Praud. Le journaliste vedette du groupe Bolloré a les idées claires : « Ou il démissionne, où il est viré [...] Vincent Meslet doit être viré », estime-t-il, avant d’en appeler directement au ministre de la Culture : « J'espère que Rachida Dati va dire quelque chose. C'est inadmissible, ces gens ont perdu le sens commun [...] ces gens deviennent fous. »
Les couteaux sont donc sortis. Sur le marché des médias d'information, la lutte est a priori inégale. Le groupe Radio France fait figure de Goliath, face à CNews et Europe 1. Radio France, c’est 4.621 salariés, fin 2023, 623 millions d’euros reçus généreusement de l’État, donc des mains des Français, pour alimenter pas moins de sept antennes (France Inter, France Info, Ici (ex-France Bleu), France Culture, France Musique, FIP et Mouv'). Il faut que ce géant public, qui compte la première radio de France par son audience (France Inter), ait le sentiment d’avoir des pieds d’argile pour attaquer ainsi ouvertement un concurrent et ses salariés, tentant au passage de décrédibiliser une partie de la profession. La dynamique d’audience de CNews et d’Europe 1, qui ne coûtent pas un sou au contribuable, inquiète, en haut lieu, sans doute pas sans raison.
https://www.bvoltaire.fr/face-aux-accusations-de-radio-france-les-medias-du-groupe-bollore-contre-attaquent/
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