Par Joie Des Mots
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L'intelligence des plantes ? Cela semble un oxymore. Comme les plantes sont dépourvues de système nerveux central, nous avons tendance à les considérer comme simples. Pourtant, la flore a démontré sa capacité à compter, apprendre, communiquer, s'adapter aux signaux environnementaux, effectuer des opérations arithmétiques, se camoufler en imitant ses voisins, former de vastes réseaux fongiques et même faire preuve de mémoire. Non seulement les plantes remettent en question nos préjugés sur l'intelligence, mais elles pourraient aussi servir de modèles pour les futures avancées médicales, les technologies industrielles et l'exploration spatiale. (listverse)
L'Internet terrestre : Comment les champignons aident les plantes à communiquer
En 1997, Suzanne Simard a découvert quelque chose d'étonnant sous le sol des forêts de Colombie-Britannique : de vastes réseaux de champignons reliant les racines des arbres. Ces réseaux mycorhiziens communs (RCC) ont été surnommés le « réseau boisé » en raison de leur ressemblance avec Internet. Simard a observé les échanges de carbone entre le bouleau à papier et le douglas. Elle a également observé que le douglas, infesté d'insectes, communiquait avec le pin ponderosa voisin, qui, à son tour, commençait à produire des enzymes défensives contre la menace à six pattes. Les plantes fournissent aux champignons le carbone fixé par la photosynthèse. À leur tour, les champignons fournissent à la plante de l'azote et du phosphore. Cependant, ces mêmes réseaux symbiotiques peuvent parfois devenir parasites.
Certaines des affirmations plus générales de Simard ont été examinées de près. Les données sur l'étendue des RMC, leur impact positif sur la réussite des semis ou leur utilisation par les arbres matures pour orienter les ressources vers leurs descendants restent limitées.
Voici ce que nous savons : les réseaux de neurones conjonctifs (CMN) existent et relient les racines des arbres à d'autres arbres, arbustes, semis et plantes herbacées. Ces réseaux transfèrent les nutriments, le carbone, l'eau et les signaux infochimiques. De plus, la découverte des CMN a changé la façon dont les scientifiques perçoivent la forêt : non plus comme une série d'arbres indépendants et isolés, mais comme des réseaux interconnectés.
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