Par Joie Des Mots
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Ce phénomène de rave-party n'a rien de nouveau en soi, pas plus que les violences qu'il génère souvent. Mais outre son caractère totalement illégal, ce rassemblement avait dès le départ fait polémique du fait du lieu de rendez-vous choisi : une plaine agricole située sur la commune de Fontjoncouse, un village viticole du massif des Corbières comptant 140 habitants. Le site choisi est donc situé au cœur même de la région de l’Aude dévastée par l’incendie estival géant qui avait commencé le 5 août et venait de ravager 16.000 hectares, de détruire 36 habitations et de nombreuses exploitations agricoles et viticoles, et de provoquer un décès.
Sur les ondes de RMC, le chef étoilé Gilles Goujon, dont le restaurant est installé à Fontjoncouse, a dénoncé « le manque de respect total » des participants, estimant « complètement immoral que les gens viennent danser sur les cendres de gens qui ont tout perdu ».
Tout cela n’a visiblement pas ému les quelque 2.500 personnes ayant répondu à l’appel des organisateurs de l’événement.
Mais très vite, la tension est montée, au sein d’une population locale ulcérée. Parmi eux, des viticulteurs et agriculteurs dont certains, face au mépris des « teufeurs », s’en sont alors pris à plusieurs voitures garées à proximité par des participants. Et des échauffourées ont eu lieu entre des paysans et les plus énervés des « raveurs ».
Lundi soir, sur TF1, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait commenté l’événement. Pour lui, l’organisation de rave-parties et la participation à ces événements doivent devenir « un délit et non pas seulement une contravention ». Il déclare s’inspirer de la « législation très dure » en vigueur en Italie depuis trois ans. Le gouvernement de Georgia Meloni a en effet fait passer, en 2022, un « decreto anti-rave » dont le texte stipule, comme le rapporte le site spécialisé en musique électronique Mixmag France, que « tout rassemblement festif non autorisé de plus de 50 personnes, qu’il se tienne dans un lieu public ou privé, est désormais passible de six ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 10.000 euros ».
https://www.bvoltaire.fr/rave-party-dans-laude-et-si-on-sinspirait-de-litalie/
https://ripostelaique.com/rave-party-la-france-des-paysans-qui-bossent-face-aux-branleurs.html
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