Par Joie Des Mots
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La vie d'un prêtre et 35 millions d'euros.
À l'heure de la réouverture de la cathédrale de Nantes, le week-end dernier, il est aussi l'heure de faire les comptes : voilà ce qu'aura coûté le geste de ce bénévole rwandais sous OQTF. Lorsque les portes de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul se sont refermées, le 18 juillet 2020, ce n’était pas seulement un lieu de culte meurtri par les flammes qui fermait ses portes, c’était également comme si une part de l’âme de la ville avait été arrachée à ses habitant. L’incendie, provoqué par un OQTF en colère, avait frappé au cœur l’un des symboles les plus forts du patrimoine nantais, une cathédrale gothique plusieurs fois restaurée au fil des siècles. Pour les Nantais, les fidèles et les amoureux de patrimoine, ce fut un choc brutal, mais aussi l’annonce d’un nouveau défi à relever. Pour y arriver, la route est encore longue et coûteuse, mais elle est aussi jalonnée de gestes d’experts et d’artisans qui, pierre après pierre, ont rendu la vie à ce vaisseau de pierre.
La réouverture, célébrée le 27 septembre 2025, apparaît ainsi comme une victoire symbolique contre ceux qui veulent détruire notre patrimoine.
Le 18 juillet 2020, en pleine nuit, la cathédrale de Nantes fut ravagée par un incendie criminel. Plusieurs départs de feu furent alors identifiés, notamment à la tribune de l’orgue et dans la nef. Après la maîtrise du brasier, l'heure était au bilan et il fut terrible : le grand orgue du XVIIe siècle était détruit, l’orgue du chœur était gravement endommagé, certains vitraux étaient pulvérisés, notamment ceux commandés par Anne de Bretagne au XVe siècle, et un tableau peint en 1836 par Hippolyte Flandrin avait été consumé par les flammes. Au-delà des œuvres, l’ensemble des installations électriques et techniques était également sévèrement touché.
L’enquête conduisit alors rapidement à un nom : Emmanuel Abayisenga, un ressortissant rwandais arrivé en France en 2012. Bénévole du diocèse, il possédait les clefs de la cathédrale et assurait parfois sa fermeture. Cependant, depuis 2019, il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Interpellé par les forces de l'ordre, il reconnut sa responsabilité, expliquant son geste par une perte de contrôle et une colère liée à sa situation administrative.
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