Par Joie Des Mots
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Certains esprits chafouins pourraient voir là un moyen de revenir dans le jeu politique national, pour un Président cantonné depuis la dissolution de l’Assemblée nationale à la politique étrangère et tentant de surnager avec à peine 16 % de Français lui faisant confiance. Mais il peut surtout paraître étonnant que cette tentative de retour se fasse via une offensive sur des outils qui symbolisent tant la « start-up nation », ce concept-valise dont il nous a survendu les promesses de réussite et de liberté en 2017. À moins que le Président, dont les chances de voir gagner, lors des prochaines élections, un camp qui se réduit et se déchire un peu plus chaque jour, ne cherche à contrôler ce vaste espace de liberté qui lui échappe encore.
Dès le matin du 28, donc, étaient conviés à l’Élysée, pour une réunion sur « la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes », quelque « 200 ministres (Aurore Bergé, l’ancienne ministre Clara Chappaz…), parlementaires (les députés EPR Céline Calvez et Denis Masséglia…), scientifiques (les coprésidents de la commission écrans Amine Benyamina et Servane Mouton…), universitaires (l’historien David Colon, membre des États généraux de l’information…), associations (Licra), etc. », précise le média Contexte.
Que du beau monde, donc. « J'ai besoin de vous », a lancé le Président. Car l’heure est grave, la démocratie en danger. « Nous sommes en train de perdre notre indépendance émotionnelle et cognitive » (ceux qui parlent le Macron couramment auront sans doute décrypté cette incise poétique) et il est donc temps de « lancer le travail de résistance ».
https://www.bvoltaire.fr/ia-reseaux-sociaux-emmanuel-macron-veut-les-controler-dici-aux-elections/
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