Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20251025%2Fob_961c52_libre.jpg)
Florence Bergeaud-Blackler, Alain de Peretti et le djihad des étiquettes
Je lisais hier matin, au bar des Brisants, l’excellent article du Figaro signé Ela Cauvin consacré au dernier ouvrage de Florence Bergeaud-Blackler, Le Djihad par le marché. Le café était noir, la mer immobile, et je pensais à ceux qui, depuis des années, ont crié dans le désert ce que la chercheuse vient d’énoncer avec le poids d’une institution : que le halal n’est pas qu’une norme alimentaire, mais un cheval de Troie, un levier de conquête culturelle et religieuse. Parmi ces voix obstinées, il faut citer celle du docteur Alain de Peretti, fondateur de l’association Vigilance Halal, qui depuis plus d’une décennie se bat, presque seul, contre ce qu’il nomme l’« industrialisation de la soumission ».
Dans l’entretien publié par Le Figaro, la chercheuse écrit sans détour : « Le halal s’est fait le levier économique d’un assaut civilisationnel silencieux. »
Cette phrase, qu’on croirait sortie d’un essai de Carl Schmitt sur les guerres totales, résume tout. À partir de la fin des années 1970, au lendemain de la révolution iranienne, le halal s’est mué en un vecteur politique, instrumenté par les Frères musulmans et les États qui voyaient dans cette norme religieuse un outil de puissance. Ce que la foi prescrit, l’économie exécute ; ce que la théologie bénit, le commerce étend.
https://www.breizh-info.com/2025/10/24/252724/florence-bergeaud-blackler-alain-de-peretti-et-le-djihad-des-etiquettes/
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog