Par Joie Des Mots
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C’était en novembre 2016. Invité sur le plateau d’On va plus loin, sur Public Sénat, l’éditorialiste Jean-Michel Aphatie avait expliqué que, s’il était président de la République, sa première décision serait symbolique : « Je raserais le château de Versailles. » Il expliquait : « Ce serait ma mesure numéro un pour que nous n’allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France. » Il peut aujourd’hui remercier les cambrioleurs du Louvre qui, faute d’avoir rasé Versailles, ont porté un coup terrible, un nouveau coup, à la grandeur de la France.
Car ce cambriolage n’est pas seulement le résultat de fautes humaines ponctuelles qui apparaîtront vite au grand jour : une installation de sécurité défectueuse, des échafaudages en accès libre, une surveillance vidéo aléatoire, voire des complicités internes. Il revêt une dimension symbolique. Le Louvre, c’est l’orgueil des rois qui ont fait la France, le siège durant des siècles du pouvoir central. Les bijoux dérobés appartiennent précisément à la monarchie française, ils portent cette Histoire longue que la gauche LFI entend gommer et façonner pour déblayer la monarchie comme un personnage en trop soumis à la palette graphique. La Révolution, seule, déclenche l'Histoire de France. On n’a, du reste, pas vu la gauche LFI, toujours prompte à donner des leçons d’émotion, émettre de lourds regrets. Logique, lorsqu'on hait un peuple et son passé.
Et pourtant. Hier dimanche, ce n’est pas le Louvre qui s’est fait voler, c’est la France. Les Français se sont fait dépouiller de biens inestimables qui leur appartiennent en propre. Le peuple le plus taxé du monde libre, ce peuple qui finance une administration pléthorique de près de six millions de personnes, ce peuple s’est fait subtiliser en sept minutes, devant des fonctionnaires impuissants, ce que la grandeur du pays avait laissé : sauf si la police met la main, très vite, sur les malfaiteurs, ces huit objets seront détruits et vendus pierre par pierre. Cet héritage de bijoux royaux, qui avait résisté à l’Allemagne nazie, la France de Macron l’aura détruit.
L’ampleur de la perte et la facilité avec laquelle la France s’est laissé voler sidère le monde entier, comme le constate notre journaliste Julien Tellier.
https://www.bvoltaire.fr/pillage-du-louvre-un-pas-de-plus-vers-linacceptable/
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