Par Joie Des Mots
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Le ton sans concession de l’événement fut donné dès l’ouverture, avec une pique acérée envoyée par Geoffroy Lejeune à ses confrères de la presse de gauche. Conscient que ses confrères présents dans la salle - Libération, Mediapart, Le Monde, Télérama et tutti quanti - allaient sans aucun doute faire écho de cette soirée en des termes peu élogieux, le directeur du Journal du dimanche se proposa de faire ce sale boulot à leur place.
« Comme ça, ils peuvent aller au bistrot, rentrer chez eux et regarder un film… », expliqua-t-il avec humour.
Et le journaliste de lire son papier écrit à la façon d’un canard de gauche :
« Il flotte une atmosphère étrange, angoissante, en ce mardi 25 novembre, au Palais des Sports de Paris. La tension est palpable. Dans la file d’attente, on a entendu le public formuler à voix haute, en toute impunité, des critiques sur La France insoumise. Toujours les mêmes obsessions… » Grincements dans la salle.
Juste après cette introduction mordante, Philippe de Villiers eut droit au seul monologue de la soirée. Le fondateur du Puy du Fou en profita pour livrer un récit magistral de la grande Histoire de France. Il revint, au passage, sur des propos récents de Jean-Luc Mélenchon qui expliquait, le 18 juin dernier, que l’Orient avait « instruit » l’Occident. « S’il n’y avait pas eu Saladin, vous ne sauriez pas bâtir des cathédrales, parce que c’est lui qui vous a appris comment on faisait. C’est lui qui vous a appris comment on faisait les vitraux et qui vous a appris les maths », s’était-il alors exclamé. Une sortie ahurissante, mais qui n’a pas suscité, à l’époque, l’indignation méritée. « À ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait que je prenne ma plume et que je la plonge dans la plaie béante, rectifia donc Philippe de Villiers, mardi soir. Parce qu’il faut que les Français sachent qu'il y a un parti sarrasin, un parti qui préfère Saladin à Saint Louis, un parti de l'étranger, un parti des Français reniés, comme on disait au temps de Jeanne d'Arc. […] Il faut que je parle aux Français et que je dise tout ce qu'on n'ose plus leur dire. »
C’est ainsi qu’est née dans l'esprit du Vendéen l'idée du livre Populicide.
https://www.bvoltaire.fr/soiree-face-a-vous-du-jdd-quand-la-gauche-en-prend-pour-son-grade/
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