Par Joie Des Mots
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Raphaël Glucksmann était le grand invité, ce mardi 19 novembre, sur LCI, de l’émission La Grande Confrontation, dirigée par David Pujadas. En seconde partie du programme, une confrontation musclée a opposé l’eurodéputé socialiste au président de Reconquête, Éric Zemmour.
Ce sont deux visions de la France et de son identité qui s'opposent, ce soir-là.
« Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi que lorsque je me rends en Picardie. » C’est par une citation de son adversaire qu’Éric Zemmour entre dans l’arène. « Cette phrase vous résume », lance-t-il à Raphaël Glucksmann, avant de dresser un bilan des propos tenus par ce dernier lors de la première partie de l’émission : « C’était affligeant de médiocrité et de banalité. »
Après avoir été qualifié de « fils spirituel de Bernard-Henri Lévy » - « L'identité des peuples vous intéresse quand ce n'est pas l'identité française », a lancé Éric Zemmour -, le leader socialiste tient a rappeler en préambule que le leader de Reconquête a été condamné plusieurs fois pour racisme, injures, incitation à la haine raciale. « Je veux vous combattre partout, vous et vos amis d’extrême droite », affirme-t-il, en déballant sa logorrhée antifasciste : « La France ne vous appartient pas », « vous n’allez pas conquérir ce pays car vous ne l’aimez pas ». Et de lancer, toute honte bue : « S’il y a un patriote à cette table, ce n’est pas vous, c’est moi. » Tout y passe : « l’admiration sans borne » d’Éric Zemmour pour « Poutine, Orbán, Vance, Trump, qui sont hostiles aux intérêts de la France », jusqu’à l’argument imparable : « Vous êtes un théoricien de la guerre civile en France. »
Éric Zemmour rappelle alors vivement à son adversaire que la France vit « une invasion migratoire », qu’une « civilisation [est] en train de nous remplacer » et que le reste n’est que des mots.
Lorsque Raphaël Glucksmann affirme que « ce qui a fait la grandeur de la France, c’est sa diversité », que « nous sommes aujourd’hui les héritiers de cette diversité » en s'en prenant au pays « corrompu » de Viktor Orbán, le sang de l’ancien journaliste ne fait qu’un tour. « En Hongrie, il n’y a pas de petite Lola qui se fait découper par une Algérienne ; en Hongrie, il n’y a pas de Thomas qui se fait tuer par un chaid [martyr de la foi islamique, NDLR], en Hongrie, il n’y a pas une Philippine qui se fait violer et massacrer par un Algérien ou un Tunisien ; en Hongrie, il n’y a pas un petit Elias qui, parce qu’il va jouer au foot, se fait tuer par un Africain », scande-t-il, dans une séquence bouillonnante. « Arrêtez votre propagande », lui répond alors le parlementaire socialiste. « Vous vous en foutez, c’est indigne, vous vous en moquez, des gens que j’ai cités, ça se voit », lui rétorque Éric Zemmour, qui fulmine. « Absolument pas, je ne vous autorise pas à dire ça », se défend le dignitaire socialiste, qui ne cesse, par la suite, de faire les louanges de la société diversitaire, et s’il admet à demi-mot une « archipélisation » de la société, c’est uniquement car nous avons, selon lui, « abandonné la construction de [notre] République ».
https://www.bvoltaire.fr/eric-zemmour-rive-son-clou-au-fils-spirituel-de-bhl/
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