Par Joie Des Mots
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Ils nous fournissent nourriture, alcool, médicaments et la décomposition essentielle à la vie. Pourtant, leur potentiel est peut-être bien plus vaste. On peut les utiliser pour fabriquer des puces informatiques, des bio-batteries, des circuits imprimés, des isolants, des matériaux de construction auto-réparateurs et des vêtements réactifs. Ils peuvent même dégrader le plastique, absorber les métaux lourds et dépolluer l'environnement.
N'en doutez pas : l'avenir est fongique.
Cuir
Mode en cuir de champignons vegan d'Indonésie
Le traitement du cuir animal est coûteux et polluant, tandis que la plupart des similicuirs sont fabriqués à partir d'énergies fossiles. Les champignons offrent une alternative plus écologique. Le secret réside dans le mycélium – cette structure filamenteuse racinaire – qui forme des tapis denses sur des substrats organiques. Une fois compressés et traités, ces tapis ressemblent au cuir par leur texture et leur résistance. Certains peuvent même « cicatriser » les petites perforations grâce à un bain nutritif qui réactive les fibres vivantes.
Le cuir de mycélium est biodégradable et économique. Il est produit à partir de déchets agricoles tels que les spathes de maïs et la sciure de bois, évitant ainsi les toxines et le gaspillage d'eau liés au tannage. Des études montrent que son empreinte carbone est plus de 90 % inférieure à celle du cuir traditionnel. De grandes marques comme Hermès, Stella McCartney et Calvin Klein ont établi des partenariats avec des entreprises produisant ces cuirs fongiques, telles que MycoWorks et Bolt Threads. Le marché mondial du cuir de champignons a atteint 12 millions de dollars en 2024 et pourrait dépasser les 300 millions de dollars d'ici 2033.
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