Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20251203%2Fob_fd1118_livre.jpg)
La France traverse une période où le mot rupture n’est plus un gros mot mais une évidence. Partout, les digues lâchent. Les institutions s’effondrent, les élites flottent au-dessus du réel, et les gouvernants semblent avoir fait le choix de l’abandon généralisé. Le peuple paye, subit, encaisse, et voit bien que les discours officiels ne correspondent plus à la moindre réalité concrète. Dans ce contexte, la question qui dérange tout le monde revient avec insistance, murmurée dans les cafés, dans les casernes, dans les ateliers, sur les réseaux, dans les files d’attente des administrations : que reste-t-il quand les mécanismes démocratiques sont paralysés, quand le vote ne produit plus de changement, quand la souveraineté nationale est dissoute dans des instances étrangères, quand les dirigeants gouvernent contre ceux qu’ils prétendent représenter ? Le mot putsch choque, dérange, inquiète, mais il revient précisément parce que le pays se retrouve dans une impasse politique et morale dont personne ne veut assumer la responsabilité.
Ce mot ressurgit parce que la France a déjà vécu des moments où seule une intervention d’exception a permis d’éviter l’effondrement total. En 1958, ce n’est pas une révolution qui a sauvé la République, mais une prise de contrôle déterminée d’hommes qui ont refusé la débâcle, et le général de Gaulle est revenu parce que plus aucune autre solution n’existait. Aujourd’hui, la fracture est profonde. Une partie du peuple estime que l’État n’est plus capable d’assurer les fonctions minimales de protection, de justice, d’ordre, d’autorité. La criminalité explose, l’immigration est hors contrôle, les territoires perdus s’étendent, les contribuables payent toujours plus pour des services toujours moins efficaces, et la technocratie parisienne semble vivre sur une autre planète.
https://ripostelaique.com/le-mot-putsch-choque-derange-inquiete-mais.html
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog