Par Joie Des Mots
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Les choix sanitaires dessinent une politique, dont on jurerait qu’elle a été élaborée précisément pour pousser nos paysans au désespoir
Le spectre de la révolte paysanne se réveille avec la très contestable stratégie d’abattage systématique des troupeaux de bovins quand une bête est contaminée par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Je dis : « très contestable » car des instances aussi peu « complotistes » que la FAO (agence de l’ONU chargée des questions agricoles et alimentaires) ou l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) proposent d’autres stratégies, beaucoup moins radicales – mais les politiciens font mine de croire que l’abattage total et systématique serait l’unique solution.
Cela étant, je n’ai aucune compétence vétérinaire et aucune envie de jouer les experts en cette matière.
Ce qui me frappe, c’est qu’une fois encore, les choix sanitaires dessinent une politique, dont on jurerait qu’elle a été élaborée précisément pour pousser nos paysans au désespoir (et donc aux actes désespérés).
Ainsi, les malheureux éleveurs de Bordes-sur-Arize (Ariège) qui s’opposaient à l’euthanasie de leurs 200 vaches, soutenus par des centaines d’autres agriculteurs et manifestants, ont perdu non seulement le travail de toute une vie, mais même le travail de plusieurs générations d’éleveurs.
Face à eux, les forces de l’ordre ont opposé un dispositif digne d’une scène de guerre, avec hélicoptère et blindés.
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