Par Joie Des Mots
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Cette année, c’est décidé : il n’y aura pas de concert du Nouvel An à Paris, sur les Champs-Élysées. Ce n’est pas une décision unilatérale de la mairie de Paris, on s’en doute, puisque l’enthousiasme festif de l’administration Hidalgo, au contraire, sert habituellement à masquer la tiers-mondisation de l’espace public.
Du crack et des paillettes, des papiers gras et des festivals, des coups de machette et des fêtes de la musique : ainsi va la capitale depuis déjà bien longtemps.
La demande émane directement de la préfecture de police de Paris qui, faute d’effectifs suffisants, a demandé l’annulation de ce concert traditionnel. L’année dernière, un million de personnes étaient sur les Champs et la police avait eu toutes les peines du monde à maintenir l’ordre. « Plus de frayeurs en deux heures de réveillon sur les Champs qu’en trois semaines de Jeux olympiques », avaient dit les policiers, en guise de « retours du terrain ».
Du côté des élus, tous bords politiques confondus, on est en colère. Pour Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et président des Républicains, « malheureusement, en France, il y a un tel ensauvagement que tout devient prétexte à de la violence », mais il considère qu’« il ne faut pas reculer pour autant ». Sa conclusion, en forme d’interrogation, dit tout des renoncements de l’État : « Le plus grand risque, ce n’est pas plutôt d’arrêter de célébrer un certain nombre de dates qui permet de nous unir ? »
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-annulation-du-concert-du-nouvel-an-mais-dou-peut-bien-venir-ce-risque-securitaire/
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