Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20260103%2Fob_7c033d_brigitte-bardot-jeune.jpg)
Le mythe incarné par Brigitte Bardot, fondé sur une espèce d’innocence libertaire, était d’autant plus profond qu’il préparait la révolution culturelle de la fin des années 60.
Il devait du reste trouver une sorte de consécration officielle quand l’illustrateur Aslan, prenant son visage pour modèle, fut chargé de rajeunir celui des Marianne qui, depuis la Ille République, ornaient les mairies de France.
Le général de Gaulle lui-même, prié de donner son avis, fit cette déclaration somme toute d’une affectueuse clairvoyance : “Cette jeune personne a une simplicité de bon aloi.” […]
Et si, des années après avoir quitté un cinéma français qui n’avait été pour elle que le temple de son insolente prédication, Brigitte Bardot avait gardé l’affection des Français, c’est qu’elle avait changé leur existence.
Elle leur avait appris que la vie n’était pas nécessairement une vallée de larmes, que la beauté était adorable, que l’homme ne devait pas avoir honte d’être un animal doué de déraison.
À sa manière, Brigitte Bardot avait réinventé le gai savoir des Anciens.
Michel Marmin
/image%2F1252996%2F20260103%2Fob_e3f215_brigitte-bardot-2.jpg)
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog