Par Joie Des Mots
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On considère souvent l'évolution comme une marche lente mais inexorable de chaque espèce vivante vers sa forme ultime. Pensons à l'image emblématique du singe devenant progressivement homme. Ce processus, communément appelé « la marche du progrès », repose sur le principe que l'homme ne régresse jamais à un état simiesque. Longtemps, on a cru que cela était impossible. De nombreux scientifiques adhéraient à la « loi de Dollo », selon laquelle l'évolution est irréversible.
En réalité, l'évolution n'est ni toujours simple ni lente. De nombreuses espèces ont retrouvé des caractéristiques qu'elles avaient perdues pendant des générations. Certaines ont même développé de nouvelles caractéristiques pendant quelques années seulement avant de revenir à leur état initial. (listverse)
Les scinques
Des scientifiques observent l'évolution en direct : le scinque qui révolutionne la naissance de la vie
En Asie du Sud-Est, un autre groupe de lézards a également été découvert : il a régénéré un trait perdu depuis longtemps en réponse à un changement environnemental. On pense que les scinques de cette région ont perdu leurs pattes il y a environ 62 millions d'années, ce qui leur permettait de creuser efficacement dans un sol meuble et sec.
Lorsque le climat a changé il y a environ 40 millions d'années et que les pluies de mousson ont rendu le sol plus humide et plus dense, creuser sans membres est devenu plus difficile. Certains scinques ont alors régénéré des pattes, ce qui les a rendus plus rapides à chasser et plus efficaces pour creuser.
Aujourd'hui, les scinques présentent une grande diversité, allant de formes sans pattes, semblables à des serpents, à des espèces dotées de membres courts ou pleinement développés, chacune étant adaptée à une niche écologique différente.
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