Par Joie Des Mots
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Qu’est-ce que le scandale pédocriminel du Coral évoqué par Roger Holeindre dans ses accusations à l’encontre de Jack Lang ?
Dans son célèbre « discours anti-pédophile » de 1998, Roger Holeindre a formulé de sérieuses accusations contre Jack Lang. Il y évoque un mystérieux « Coral » où des gamins auraient été prostitués à des puissants. Fondé au milieu des années 1970, le Coral était un centre éducatif alternatif situé à Aimargues, dans le Gard où des éducateurs et autres pédagogues anticonformistes accueillaient des mineurs en difficulté. Le combo mineurs placés et mouvance intellectuelle soixante-huitarde, qui, rappelons-le, tentait alors de normaliser la pédophilie, ne pouvait que déboucher sur un scandale, ou plutôt sur une affaire pédocriminelle d’envergure. Son directeur, Claude Sigala, sera accusé de violer des enfants et des adolescents avec ses collègues, et un pensionnaire de dix ans à peine sera retrouvé mort, sodomisé et les vertèbres cervicales brisées.
Le Coral était un de ces foyers, joliment nommés « lieux de vie » où, dans une logique dite antipsychiatrique héritée de mai 68, des enfants, des adolescents et des jeunes adultes en difficulté – autistes, trisomiques, psychotiques, ou délinquants – vivaient en communauté, sans blouses blanches, sans horaires fixes, mais au contact de la nature et… de pédagogues « non-conformistes ».
En 1977, Marc, un enfant handicapé de 10 ans est retrouvé mort la tête enfouie dans un seau de javel. (j’ai lu ailleurs un seau de m*rde) Si une expertise médicale démontre que le garçon a été violemment sodomisé et que ses vertèbres cervicales ont été brisées, l’enquête, elle, se heurte au mur du silence des autres enfants qui auraient été invités à se taire.
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