Par Joie Des Mots
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Quand le slogan se retourne contre son auteur : Billie Eilish piégée par la rhétorique des « terres volées »
Lors de la dernière cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish a profité de sa tribune pour livrer un discours politique très applaudi dans les milieux progressistes hollywoodiens millionnaires et déconnectés des réalités populaires. Dénonçant la politique migratoire américaine, elle a notamment lancé : « No one is illegal on stolen land » (« Personne n’est illégal sur une terre volée »),
Le fondateur du cabinet, Avi Sinai, a précisé que l’initiative relevait de la satire, mais assumait pleinement son intention politique. Selon lui, l’expression « terres volées » est devenue un outil rhétorique servant à disqualifier tout débat sérieux sur l’immigration. Il a surtout pointé l’hypocrisie d’une élite culturelle multimillionnaire, retranchée derrière des propriétés sécurisées, qui donne des leçons morales au reste de la population.
La tribu Tongva, dont les terres ancestrales couvrent une large partie du bassin de Los Angeles, n’a pas manqué de relever que Billie Eilish ne les avait jamais contactés pour évoquer une restitution ou une quelconque démarche concrète concernant sa propriété, estimée à plusieurs millions de dollars. Un porte-parole a néanmoins salué le fait que certaines personnalités publiques évoquent l’histoire précoloniale de la région, tout en rappelant que cette reconnaissance reste largement symbolique.
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