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Les villes fantômes ...


À un moment donné de son histoire, chaque ville prend naissance dans un rêve. Un croquis sur une serviette. Une brochure publicitaire. Une diapositive PowerPoint promettant un avenir radieux. La plupart de ces rêves s'évaporent discrètement. Mais de temps à autre, une ville frôle dangereusement la naissance – avec ses transactions foncières, ses architectes, son soutien politique et ses promesses audacieuses – avant de s'effondrer sur elle-même comme un château de cartes. Cette liste ne concerne ni les utopies fictives ni les mégastructures de science-fiction qui n'auraient jamais dû exister. Il s'agissait de villes bien réelles, sérieusement planifiées, annoncées publiquement et – surtout – auxquelles on croyait. Les gouvernements les ont approuvées. Les investisseurs y ont injecté des fonds. Les promoteurs juraient qu'elles changeraient le monde. Et puis… quelque chose a mal tourné. (listverse)

California City (États-Unis)

California City est l'une des villes les plus étranges de cette liste car, techniquement, elle existe bel et bien. On peut la situer sur une carte. On peut parcourir ses rues. Ce qui ne s'est jamais concrétisé, c'est la ville qu'elle était censée devenir. Fondée à la fin des années 1950 dans le désert de Mojave, California City était conçue pour rivaliser avec Los Angeles : une métropole florissante de plusieurs centaines de milliers d'habitants, avec ses industries, ses banlieues et ses institutions culturelles.

Les promoteurs ont tracé des kilomètres de routes à l'avance, dessinant un vaste quadrillage dans le désert. Les terrains ont été commercialisés agressivement à travers les États-Unis, avec la promesse d'une croissance fulgurante et de gains faciles. Des dizaines de milliers de parcelles ont été vendues à des acheteurs pleins d'espoir, persuadés que la ville surgirait inévitablement autour d'eux.

Mais les habitants ne sont jamais venus. Les emplois n'ont jamais été créés. Le climat désertique s'est révélé impitoyable. Au fil des décennies, California City n'a connu qu'une croissance irrégulière, sans jamais atteindre les objectifs ambitieux qu'elle s'était fixés. Aujourd'hui, c'est l'une des plus grandes villes du pays en superficie, et l'une des moins densément peuplées.

Vue du ciel, la trame fantomatique des rues se dessine encore, s'étirant dans le vide. California City ne s'est ni effondrée ni n'a été abandonnée. Elle est simplement restée figée, une ville construite sur le papier bien avant d'être réellement bâtie.

 

 

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