Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20260201%2Fob_94e1fa_wokisme.png)
Le wokisme, stade ultime de la haine de soi
Je suis ce matin au café des Brisants à la Pointe de Lechiagat. J’ai profité d’une accalmie, il ne pleut plus et le vent a pris ses quartiers ailleurs. Le téléphone a glissé sur la table de bois, entre un verre et le journal du matin. Je relis l’article du Daily Telegraph qui m’a arrêté net par un mot, oikos, et je vois bien que cette haine de soi qu’il décrit n’est ni nouvelle ni spontanée. Elle a une généalogie. Elle a ses précurseurs. Elle a même, osons le mot, ses hérédités intellectuelles.
L’article britannique ne parle pas d’abstractions. Il décrit une politique précise, menée au nom du progrès, qui s’emploie à dissoudre les formes concrètes de la vie nationale. Pubs, écoles indépendantes, traditions locales, mémoire militaire, tout ce qui faisait la texture singulière de l’Angleterre est méthodiquement délégitimé, non parce qu’il aurait échoué, mais parce qu’il est anglais. Le pouvoir ne se contente plus de réformer, il soupçonne l’héritage lui-même. Ce soupçon permanent, cette gêne à l’égard de ce qui a été transmis, constitue le climat moral dans lequel prospère ce que l’on appelle aujourd’hui le wokisme. Avant d’être une idéologie globale, il est une disposition d’esprit, le refus d’habiter sa propre maison.
https://informationnationaliste.fr/2026/01/31/le-wokisme-stade-ultime-de-la-haine-de-soi/
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog