Par Joie Des Mots
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La publicité est aussi vieille que le capitalisme, quand les grandes marques ont commencé à remplacer l’artisan du coin. Mais dans un monde entamant son processus de désincarnation, il fallait bien donner un semblant d’incarnation à ces produits fabriqués à grande échelle. Ainsi, le clown Pierrot gourmand et ses sucettes voit le jour dès 1892, tandis que la fillette du chocolat Menier apparaît en 1893, suivie par le petit écolier des biscuits LU, en 1897. Deux ans plus tard débarque le fameux bibendum Michelin qui fume alors un cigare, accessoire proprement inimaginable aujourd’hui. Alors que s’annonce le XXe siècle, en 1900, les Anglais inventent la mascotte animale, le chien Nipper, figure emblématique des phonographes Victor, avec ce slogan demeuré dans les mémoires : « La voix de son maître » (« His Master’s Voice », en engliche). Si Nipper n’est plus, La Vache qui rit est toujours là ; ce qui en fait le plus vieux bovidé au monde, née en 1921 et affichant désormais 105 printemps. Idem pour Didy, l’écureuil de la Caisse d’épargne né en 1950 qui, ayant mis de côté sa première noisette plutôt que de la croquer, est toujours là, fût-ce en version stylisée, sur la page d’accueil Internet de cette vénérable banque.
Autre survivant fameux, le petit mineur des publicités Jean Mineur (qu’on ne voit qu’au cinéma et pas à la télévision), créé en 1951. Là, plus vintage, on ne fait pas, avec sa pioche, son foulard et son chapeau, ornement traditionnel des gueules noires. Il n’y a plus de mines, de pioches et encore moins de galurins, mais le petit bonhomme, depuis longtemps animé en 3D, vient encore et toujours nous saluer dans les salles obscures. Une sorte d’exception culturelle, en quelque sorte.
https://www.bvoltaire.fr/peur-des-proces-pourquoi-les-marques-abandonnent-leurs-mascottes-legendaires/
Mais les ligues de vertu islamo-gaucharognardes veillent ... plus de banania au petit déjeuner
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