Par Joie Des Mots
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Après le 31 mai
– la soirée du foot et du grand casse décolonial –
il y a eu le 21 juin – la soirée de la musique et du cloud rap recolonial
– un melting-pot difforme et monstrueux.
De mémoire de festivographe, on n’avait jamais vu une telle promiscuité d’îlots dissonants, un tel déversoir de vomissures sonores.
On semblait revenu au temps de l’acoustique beuglante de l’homme des cavernes surgissant des profondeurs de la terre sous les traits d’un anthropoïde qui se pourlèche et laisse échapper des grognements en ligne directe avec l’intestin grêle.
Quand la musique officielle éructe, c’est le signe qu’on a fait le choix d’asservir le peuple à la discordance. Les sons rentrent par les pores transpirants et ressortent par la sudation dégoulinante du corps dégingandé.
Extrait de Populicide de Philippe de Villliers
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