Par Joie Des Mots
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Je suis dans le Midi, à Barjols, sur la terrasse d’un bistrot où le rosé tient lieu de brise marine. Devant moi, la lumière provençale écrase la place, les platanes font ce qu’ils peuvent, et ma tablette me ramène, par un détour presque ironique, vers la Bretagne.
J’ouvre l’édition quimpéroise du Télégramme en espérant que les nouvelles du pays bigouden me donneront un peu de fraîcheur. Il se trouve que, ce jour-là, la Bretagne semble plus chaude que la Provence. La seule fraîcheur me vient donc d’un article de Régis Nescop, consacré aux tensions de la ligne de bus entre Quimper et Fouesnant.
Le sujet, en apparence, est local. Une ligne BreizhGo, comme celle que j’utilise chaque semaine, relie Quimper aux plages fouesnantaises.
Des jeunes montent dans le bus, arrivent à Beg-Meil, envahissent la cale, provoquent, insultent, agressent, intimident, volent même la caisse d’un chauffeur. La municipalité de Fouesnant s’inquiète. Le maire Bruno Merrien demande l’arrêt des rotations après 17 heures. La Région, autorité organisatrice des mobilités, temporise. On parle de médiateurs, de contrôleurs, de droit de retrait, de desserte, de report du problème vers une autre commune. Tout le vocabulaire administratif est là, avec sa prudence de bedeau et ses chaussons de feutre.
https://www.breizh-info.com/2026/06/28/261736/de-quimper-a-beg-meil-quand-une-ligne-de-bus-exporte-le-desordre-sur-les-plages-bretonnes/
C’est déjà arrivé à La Baule il y a peu, j’ai entendu parler de Palavas l’été dernier.
Avant la racaille restait dans ses cités mais maintenant, elle prend le train, le car, sans payer souvent, se déverse sur les plages et gâche la vie aux habitants et aux touristes.
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