Par Joie Des Mots
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Un trou de poteau, puis un autre, puis huit alignés en courbe. Au cœur d’un amphithéâtre romain de Cirencester, dans l’ouest de l’Angleterre, un relevé radar dessine peu à peu les contours d’un immense bâtiment circulaire du Ve siècle.
Pour l’archéologue Mark Horton, c’est peut-être là qu’est née l’idée de la Table ronde.
C’est le fil rouge du documentaire britannique « Camelot, enquête sur le château du roi Arthur » (Royaume-Uni, 2025, 56 minutes), qui part à la recherche d’une réalité historique derrière l’une des plus puissantes légendes d’Europe.
Un trou noir de quatre-vingt-dix ans
Le mystère arthurien se loge dans une zone d’ombre chronologique. Entre le retrait des légions romaines, vers 410, et la fin du Ve siècle, la Grande-Bretagne offre un vide presque total : ni archéologie, ni histoire écrite sur près de quatre-vingt-dix ans. C’est dans cette faille que prospèrent les récits. Professeur d’archéologie à la Royal Agricultural University, Mark Horton fait le pari inverse : utiliser la truelle plutôt que les manuscrits pour vérifier si une société romanisée a pu survivre à l’effondrement de l’Empire, repousser les envahisseurs saxons, et trouver pour cela un chef.
https://www.breizh-info.com/2026/07/01/261758/le-roi-arthur-a-t-il-existe-lenquete-archeologique-qui-bouscule-le-mythe-de-camelot/
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