Par Joie Des Mots
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Entre tous ces abris du collectif, le bistrot était dans les trente-six mille communes de France le plus répandu des clubs masculins, chapelle profane plantée au cœur du village, le plus souvent en face de l’église pour mieux se poser en institution autonome de la culture populaire.
On l’a longtemps cru indestructible en raison même des services de toutes natures qu’il rendait à une clientèle de toutes conditions mais prioritairement aux plus humbles et aux plus défavorisés.
Ce fut lui qui eut à subir en premier les assauts d’une ingénierie qui visait à atomiser, séparer, désocialiser, au nom de principes prétendument supérieurs.
Patrick Buisson, La fin d’un monde
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Je me souviens surtout des enterrements, les femmes allaient à l’église, les hommes au bistrot, en face, comme ça, quand les femmes sortaient, ils sortaient aussi et tout le monde allait au pas vers le cimetière.
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