Par Joie Des Mots
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Trois heures pour atteindre Borissov.
Le froid ouvrait ses brèches.
Parfois il mordait un pouce,
s'emparait d'un pied,
le lâchait,
attaquait un genou, le cou, la joue.
il avait une vie autonome
et ses propres plans.
Sylvain Tesson
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