Par Joie Des Mots

Toute longue marche a ses airs de salut.
On se met en route,
on avance en cherchant des perspectives dans les ronces,
on évite un village.
On trouve un abris pour la nuit,
on se rembourse en rêve des tristesse du jour.
On élit domicile dans la forêt,
on s’endort bercé par les chevêches,
on repart au matin électrisé par la folie des hautes herbes,
on croise des chevaux.
On rencontre des paysans muets.
Sylvain Tesson
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