Par Joie Des Mots

En cette aube du 29,
il fallait couper aux Russes le passage de la Bérézina.
Quand les flammes s'élevèrent,
ce fut une ultime ruée.
Les hurlements recouvrirent la canonnade.
Ceux qui étaient encore sur l'autre rive
se jetèrent dans le brasier ou dans l'eau.
Ils avaient, pour périr,
le choix entre les deux éléments contraires.
Sylvain Tesson
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