Par Joie Des Mots
Par Julien Bouillé
La mode est au « serrage » de ceinture. Les premiers à devoir rentrer leur ventre seront les patrons des entreprises publiques dont la rémunération ne devra pas être plus de vingt fois supérieure à celle de leurs salariés les moins bien payés.
Alors que Pierre Moscovici planchait la semaine dernière sur une équation plus complexe qu’il n’y paraît, on s’interrogeait aux sièges des plus grands groupes nationaux sur le sort des numéros 2, 3 ou 4 qui en l’état des annonces ne sont pas concernés par la mesure. Pourront-ils gagner plus que leurs boss ? D’autres craignent une fuite des cerveaux vers le privé qui, à ce niveau de management, paiera mieux. Après les déserts médicaux, faut-il craindre la désertification des fauteuils de PDG des boîtes publiques ?
En ce qui les concerne, les médecins et leur ordre viennent d’imaginer un remède au fléau. Ils proposent de punir les « dépassements insensés » des praticiens qui exercent en ville. La mode de la ceinture raccourcie devient-elle épidémie ? Au suivant.
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