Par Joie Des Mots
"Selon les estimations actuelles, pas moins de vingt millions d'enfants sont déplacés par des conflits armés ou des violations des droits humains à travers le monde. J'ai une forte affinité pour ces enfants traumatisés et maltraités parce que quand j'avais dix ans, j'ai été obligé de fuir mon pays natal, l'Iran en raison de la révolution et vivre comme un orphelin en Suède jusqu'à ce que j'ai retrouvé mes parents trois ans plus tard. Pour moi, le sort des enfants soldats et des enfants victimes de mauvais traitements comme esclaves sexuelles échappe à tout entendement dans un monde civilisé qui me fait me demander si nous sommes vraiment civilisés. Pour moi, ce sont des gens invisibles. Mon choix du matériau, le carton ondulé, de créer des bas-reliefs, portraits d'enfants déplacés dans leur habitat naturel, reflète leur statut invisible. Comme le carton ondulé, le vingt millions sont partout et pourtant invisible. Je me suis battu avec mon matériel pour créer des images qui sont très émotionnelles. Les formes tridimensionnelles des yeux, le nez et la bouche, les vêtements chiffés, et les formes des mains et des bras, décrites avec Sharpie-lines, sont le résultat de mon combat avec le carton pour capturer l'empathie que nous aurions pour tout peuple asservi. Bien que je ne me considère pas comme une personne politique en soi, mon objectif avec «peuple invisible» est de créer des œuvres qui mettent en mouvement des émotions qui feront peut-être bouger les choses"- Ali Golzad

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