Par Joie Des Mots
Par Bernard Gensane
Depuis 1990, la réforme de l’orthographe, approuvée par l’Académie française, dont l’inénarrable et réac Maurice Druon, n’est jamais passée dans les mœurs (les meurs ?) Une langue n’évolue pas à coups de décrets mais par l’usage. Le jour où 100 % de Français diront « après qu’il soit venu » au lieu de « après qu’il est venu », on instaurera – pourquoi pas ? – une nouvelle règle. Le subjonctif tombera peut-être en désuétude et la langue sera officiellement un peu moins précise. Faudra que ça va !
Si tant d’étrangers cultivés souhaitent connaître le français dans toutes ses nuances, c’est parce que c’est une vieille langue qui repose sur un socle très solide, le latin (que l’on n’enseigne quasiment plus aujourd’hui, sauf par bribes), et qu’elle a beaucoup évolué en s’enrichissant de nombreux apports. Il en va du français comme de toutes les langues : la langue, c’est l’histoire. L’histoire de la langue, c’est la langue de l’histoire. Comme toutes les langues, le français est difficile. Elle n’a pas de déclinaisons comme l’allemand, mais elle a, par exemple, un subjonctif très pénible à manier. Imaginons un jeune Anglais devant la difficulté à terminer – en respectant la concordance des temps – la phrase suivante : « J’aurais voulu que tu (coudre) », alors que dans sa langue, « coudre » sera rendu tout bêtement par l’infinitif.
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